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 Mon dernier spectacle (le 09/04/2008 à 14h24)

Mes dernières prestations m'ont assez marqué. C'était à l'occasion du festival international de danses et de percussions Abok i ngoma. Du 29 mars au 03 avril, je me suis produit tous les soirs entre deux spectacles de danses. Des one man shows de 20 mminutes extraits de Chuis pas fou, moi! et de Je suis noir et je n'aime pas le manioc. Ce dernier va être représenté au ccf de Yaoundé le 19 juin prochain à 19 heures. Lors de la soirée prestige le 31 mars au palais des congrès, j'ai joué devant un immense public et, à chaque mot les gens se levaient pour applaudir. Il fallait bien faire preuve d'improvisation pour garder le sang froid.

Les photos, vous allez le trouver dans mon espace membre à www.spectacle.com. Je n'arrive pas à les placer ici.

Et le 04 avril, j'ai encore été au palais des congrès pour la soirée des miss cameroun. Le public s'est encore levé pour saluer ma prestation.

En mai 2008, je suis attendu à un festi à Douala, du 01 au 10 décembre 2008, je serai à un festival au benin, en mars 2009 je serai au Gabon.

Si vous avez besoin de moi aussi, faite moi signe, je répondrai.

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 Ils m'écrivent et je publie (le 12/03/2008 à 13h37)

Monsieur major,

Monsieur, parce que tu es un grand monsieur ! Un grand bonhomme sur la place des grands hommes :

Tu es un grand monsieur par ton engagement, par ta force, par ce que tu représentes…

Tes combats sont justes pour améliorer la société.

Ton engagement dans la Ronde des Poètes est magnifique. Tu tiens un rôle clé, parfois urgent mais tellement déterminent.

Continue dans ces voies là !Le Cameroun peut compter sur toi. Au terme de notre troisième rencontre, l’ambiance est toujours identique à la première fois. C’est avec tristesse que je te quitte ainsi que tous les amis, mais avec la ferme conviction que nous allons nous revoir.

 

Longue route à Monsieur Major.

 

Sébastien Pietrasanta, élu local, Asnières, France, février 2006.

 

Major

 

C’est avec plaisir que j’entame la première page de ton carnet qui sera, je l’espère, rempli de mots d’amour et d’amitié. Comme lors de notre séjour au Cameroun, cette semaine aura été remplie de joie, de bonheur et d’amitié. J’ai trouvé en vous, en toi, de véritables amis, des frères… (Qui parle couleur ?). Pourquoi faut-il déjà vous dire au revoir alors que nous venons à peine de nous retrouver ? Mais ce n’est qu’un au revoir, puisque nous nous reverrons bientôt au Cameroun !!

Ne change pas Major. Reste le même avec la bonne humeur dans toutes les occasions. On t’aime beau gosse.

Rappelle-toi de ces soirs où notre ‘’chauffeur’’ nous ramenait chez nous. Tu te retournais et me disais de parler. J’étais extenué. Je me rappelle aussi de ce que tu nous avais raconté ce soir-là. Ta mère te demandait ce qui n’allait pas lorsque tu ne disais pas mot. As-tu faim ? Te demandait-elle... Tant de souvenirs dans ma mémoire…Mais il nous en reste à créer. C’est pourquoi je te dis : à bientôt.

 

Je t’embrasse

 

Aurélie.

Paris, 17-04-04.

 

O Major

Mon très cher Major

Majestueux Major

 

‘’O muse ma muse,

Si tu me donnais encore l’autre bout du poème’’

‘’Qui donc parle couleur ?’’

Je ne sais comment exprimer les sentiments qui m’habitent en ce moment. J’ai envie de partager avec toi tant et tant. Je ressent une profonde admiration pour ta personne : ta sincérité, ton investissement, ta maîtrise m’impressionnent. Mais j’ai également l’impression qu’il existe une réelle complicité entre nous : il n’y a qu’à voir nos regards se croiser pour comprendre qu’une amitié sincère nous unit.

Ah Major, je me sens si bien en ta compagnie, les doutes me quittent pour laisser place à une certaine euphorie. Ton contact est tellement enrichissant. J’espère seulement avoir été à la hauteur durant ces dix jours. Je craignais qu’on ne retrouve pas ce qu’on avait connu à Ombessa, que notre accueil ne soit pas digne du votre.

Mais finalement, j’ai l’impression qu’on ne s’est jamais quittés durant ces 8 longs mois tellement les relations sont restées aussi intenses.

Je souhaite simplement que nous continuons à correspondre aussi régulièrement afin d’alimenter notre amitié en attendant de nous revoir.

Enfin, j’espère que tu auras compris à quel point je t’aime, à quel point je tiens à toi, jeune poète admirablement talentueux et être humain exceptionnel.

 

Ton amie, Séverine

Colombes, France le 17 avril 2004.

 

Bien à toi Major

La vie est aussi belle que les Hommes l’on cru, l’amitié, l’école, l’environnement, la famille. Tout cela comporte la réalité dans laquelle nous évoluons. En fait, Major, ta popularité, ton dynamisme prouve ton caractère d’homme doux. Tu sais, les amis, on en rencontre tous les jours mais toi Major on en trouve pas aussi couramment. Il y a de cela seulement 7 mois qu’on s’est rencontré mais il existe une certaine complicité, une certaine confiance qui tarde le plus souvent à venir avec les autres. J’ai pas encore assisté à une de tes scènes mais je sais qu’avec ton tact, ton tempérament doux. Tu es l’homme à la place qu’il faut. Garde toi de changer. J’aime mieux te voir ainsi car je t’aime bien et j’aimerai t’avoir comme ami toute la vie. Que le seigneur nous garde et nous comble d’une vie assez merveilleuse.

 

Pauline, depuis le Cameroun.

 

Cher Major

Je voulais t’écrire quelques mots en souvenir de la balade dans la demeure des rois guillotinés, pour te dire que j’avais passé une très bonne après-midi en ta compagnie. Et je ne voyais pas d’autres moyens pour m’adresser à toi que ces quelques mots allongés sur cette feuille…ceux-là te sont bien familiers, messagers de tes luttes, de tes rêves, de tes ressentis.

Et d’ailleurs, tu sais les exprimer parfaitement sur scène, quand tes yeux s’ouvrent vibrant, explosant d’émotion…

Mais bon je m’en tiens là, sinon cela pourrait te rendre mal à l’aise avec ta naturelle modestie… ( !)

Je suis heureuse d’avoir parcouru le Louvre avec toi, plongés dans des discutions d’idées et d’identité…Je ne sais pas par contre si les statues de l’antiquité, les peintures de la chrétienté, ou de la foconde t’auront quelque peu marqué…On remet ça quand tu veux.

Hasta siempre

 

Ines, Colombes, France.

 

Major

Excuse-moi de cette réponse tardive. je suis en ce moment en stage et diverses projets occupent mes pensées. Mais je ne t’ai pas oublié. D’ailleurs, votre formidable spectacle nous inspire beaucoup ici. Depuis que vous êtes venus chez nous (javier et moi) avons lancé deux soirées poésie et d’autres vont s’ajouter à la liste. On a fait des cadavres exquis, je ne sais pas si tu connais (moi je viens de découvrir ce jeu) et différents poèmes, jeux de mots…

Voici quelques unes de mes créations pour toi.

2 tautogrammes en C et en i

Les carillons chantonnants

Caressent les courbes des champs

Comme le ciel coloré

Chatouille les cerises de la curiosité.

 

Image d’irresponsabilité

De mon indécise identité

Immerge dans l’inconscient

Mes intenses interrogements

 

2 acrostiches Tambour et dentelle

Ton rythme des pays enchanteurs

Anime les battements de mon cœur

Malhabile et rêveur

Bondissant

Ou accrochant le temps

Un seul son de cet instrument

Ravis mon corps dansant.

 

Dans tes jupes virevoltantes

Emportées par les tourbillonnantes

Nuées de tes jambes élancées

Tout s’enflamme en secret

En mon âme séduit

Les dessous de toi mon ange

Laissent apparaître l’étrange

Et mystérieux désir de la vie.

 

Dis-moi franchement ce que tu  en penses. J’attends au moins un poème de toi avec impatience. Ici, il fait très chaud depuis quelques temps et les vacances s’approchent à grand pas.

Mon stage est très intéressant.

 

Julia Duchassin, France

 

Major

Quand je suis arrivé à Nkolbisson, je n’avais pas l’impression de tomber dans le bon endroit. Intérieurement, je me disais toujours dans quel enfer je me suis fourrée.

Heureusement, j’ai fait ta connaissance, blagueur, gentil et sympathique, et c’est ainsi que je t’ai adopté.

Ton amie Nathalie

(Et ton ennemie des fois)

 

 

Major

Modeste, jovial, serviable est la

personne de Major

Amoureux et attentif quand son

cœur lui parle

généreux, gentil et compréhensif

envers ses semblables

organisé dans son métier de poète

à la folie

Remarquable poète à l’expression facile

Je creuse la mémoire diurne et

Je m’en veux de ne pas déjà être

Major

 

Missé Astrid, 6e, lycée de Nkolbisson

 

Pour toi Major

Sache que dans la vie, chaque être n’est guidé que par ses intérêts. Alors Major, je voudrais que tu ne fasses que ce qui est bénéfique à tes yeux et dans ta vie. Bénéfice matériel, spirituel, moral et puis tu te contentes de ce que tu as déjà mon cher. Je t’aime bien.

Libreville, gabon, juillet 2006.

 

Toute ma sympathie à toi Major. Merci de m’encourager. Je te souhaite tout le bonheur possible. Que Dieu t’accompagne dans tes activités.

Merci.

Sofia, Burkina-Faso, avril 2007.

 

C’est avec une grande joie que je peux te dire Major en regardant ton visage toujours rayonnant et souriant que LA VIE EST BELLE.

Je vais prier pour toi

 

Sœur Thadée, Ngaoundéré, le 05 février 2006.

 

Major

J’aimerais tellement te dire ce que tu voudrais entendre, tout ce qu’il y a de beau, mais je ne sais pas parler.

Je suis ravie de te connaître et que tu m’apprendras beaucoup de choses.

Je ne te souhaite rien, ce qui t’arrivera, c’est parce que tu l’auras mérité.

Bien de choses. Amicalement.

Esther, Ngaoundéré, février 2006.

 

La vie se résume dans l’art. Dieu lui-même est un grand artiste, pour avoir crée ce qui est aujourd’hui. Si j’ai quelque chose à te dire, c’est t’encourager dans ce que tu as commencé. C’est de te dire que tout est poésie et comme telle, la vie est une poésie que je te souhaite de bien gérer.

Bien à toi.

 

Amitiés.

Ismaël, Pologne.

 

Major

Il y a un train qui roule. Laisse-toi aller. Moi je suis un point qu’il te faut dépasser. Toi aussi, tu es une ligne qu’il faut franchir pour rallier les seuils aux confins de l’ultime. Toi, mon fils, toi Major, tendu sur la nuit pour falsifier le jour. Etre homme jusqu’au déluge, le train tendu sur la convergence centrale.

 

Poétiquement.

Par Jean Claude Awono, entre Ngoundéré et yaoundé, 05-02-06, en traversant un pont de fer et trempé du souvenir de sœur Thaddée. /

 

Major mon ami, mon frère

Que te dire sur les rails de l’effort quand tu sais que nos efforts sont encore à éprouver sur d’autres champs ? Notre séjour à Ngaoundéré m’a permis de voir combien nous représentons aux yeux des autres et il faut bien l’admettre c’est aussi en grande partie dû à tes talents, à ta dévotion pour l’art. Notre rencontre est féconde et je formule le vœu que la stérilité se contredise et que l’amour qui nous unit, gonfle, éclate en milliers d’étoiles par tous les temps…

 

Wilfried.

 

Le déserteur,

 

Monsieur le président je vous fais une lettre

Que vous lirez peut-être si vous avez le temps

Je viens de recevoir mes papiers militaires

Pour partir à la guerre avant mercredi soir

 

Monsieur le président je ne veux pas la faire

Je ne suis pas sur terre pour tuer de pauvres gens

C’est pas pour vous fâcher, il faut que je vous dise

Ma décision est prise, je m’en vais déserter

 

Depuis que je suis né j’ai vu partir mon père

J’ai vu mourir mes frères et pleurer mes enfants

Ma mère a tant souffert qu’elle est dedans sa tombe

Et se moque des bombes, et se moque des vers.

 

Quand j’étais prisonnier, on m’a volé ma femme

On m’a volé mon âme et tout mon cher passé

Demain, de bon matin, je fermerai ma porte

Au nez des années mortes, j’irai sur les chemins

 

Je mendierai ma vie sur les routes de France

De Bretagne en Provence et je dirai aux gens :

« Refusez d’obéir, refusez de la faire

N’allez par à la guerre, refusez de partir »

 

S’il faut donner son sang, allez donner le votre

Vous êtes bon apôtre, Monsieur le Président.

Si vous me poursuivez, prévenez vos gendarmes

Que je n’aurai pas d’arme et qu’ils pourront tire.

 

Boris Vian.

 

Major,

Ce poème est un des seuls que je connais par cœur. Il me fait penser à toi.

Ton combat est juste et tu es très courageux pour te battre comme tu le fais. Je suis de tout cœur avec toi mais promets-moi de prendre soin de toi. Je n’ai pas envie que tu deviennes un martyre, aussi noble soit ta cause !

J’espère que tout ira mieux et sera plus facile pour toi rapidement. Il me tarde de te voir en spectacle en France ! Tu as beaucoup de talent, que ce soit pour la poésie ou les sketches comiques, il serait dommage que tu te limites à l’Afrique.

En tous cas, tiens-moi au courant.

Fais attention à toi.

Je t’embrasse.

 

Marie Farges, février 2006.

 

 

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